Jeudi 12 avril 2007
L’Europe invertébrée rend les armes sans combattre pour le plus grand bonheur des collabos.
C’est le bloc-notes d’André Dufour.
Éthanol ou Thanatos
 
La mal-aimée Amérique s’engage résolument dans la production d’éthanol. Le maïs, d’où l’éthanol made in USA sera tiré, est déjà planté sur 50 000 km2 correspondant à la surface de la Suisse. En coordination avec le Brésil du socialiste Lula se met en place un marché de l’énergie «propre». Le maïs en question a le double tort d’être américain et OGM, ce qui ne l’empêche pas d’être plus respectueux de l’environnement que le maïs chéri des anti-OGM poussant à coups de pesticides et d’arrosage copieux qui empoisonnent les nappes phréatiques et massacrent oiseaux et insectes utiles. L’Amérique gagnera la bataille de l’énergie et s’affranchira du racket des pays producteurs de pétrole. L’Europe des interdits se contentera de ses José Bové avec le vandalisme de ses «faucheurs» et de ses verts écolos fondamentalistes. Plutôt la dépendance à l’égard du pétrole arabe ou russe avec à la clé la vassalisation que de donner raison à l’Amérique. Plus c’est polluant, plus c’est écolo en somme.

On aura beau se gausser des difficultés technologiques et d’infrastructures auxquelles l’Amérique sera immanquablement confrontée pour sa sortie du pétrole, cette puissance les surmontera à coup sûr car elle a cette ferme volonté et cette détermination qui nous font si lamentablement défaut. Cédant aux braillards et à toutes sortes de mouches du coche, l’Europe restera dans l’arrêt sur image d’un antiaméricanisme imbécile et vociférant. Belle aubaine pour nos fournisseurs d’énergie fossile qui s’apprêtent à donner un tour de vis de plus au garrot qui étouffera l’Europe en mettant en place un organisme de racket en échange du gaz naturel.

Pour quel Kaiser roulent-ils ?
 
C’est la question qui vient à l’esprit devant l’agitation d’une coalition d’anti-nucléaire et d’anti-OGM qui tentent d’empêcher l’Europe de se doter des seuls moyens sérieux de s’affranchir rapidement du chantage politico mafieux exercé par les pays producteurs de pétrole et de gaz. Ils remportent déjà quelques succès remarquables puisqu’ils ont réussi à faire dénucléariser l’Allemagne, exposant ce pays et sa prospérité au chantage de la Russie mafieuse dirigée par un ancien flic du système stalinien.

Sont-ils au moins motivés par la défense de l’environnement ? La dangerosité du nucléaire ? Les risques pour notre santé auxquels les OGM nous exposent ? La bienséance m’interdit de répondre à la manière de Zazie. Il paraît que ces militants de Green Peace, ces faucheurs vandales, menés par José Bové et autres hurluberlus, agissent par pur idéalisme et n’obéissent qu’à leur conscience. Attendrissant et émouvant ! Mais il ne faut pas trop creuser dans notre mémoire pour se rappeler qu’en moins d’un siècle, on nous a déjà fait deux fois le coup.

En 1917, donc bien avant le bucolique bidon José Bové, Lénine, cet autre humaniste idéaliste au service du Prolétariat, renversait par un putsch le fragile pouvoir démocratique qui se mettait péniblement en place en Russie après en avoir destitué la tsar et sa gouvernance autocratique. Toute affaire cessante, Lénine instaura la dictature du Prolétariat, c'est-à-dire la sienne et celle de son parti, s’appuyant sur la redoutable flicaille de l’expéditive Tcheka, et aussitôt signa avec l’Allemagne impériale un traité de paix au prix d’énormes sacrifices territoriaux. C’était déjà le coup des «territoires en échange de la paix» si cher aux actuels palestinophrènes et autres «paix maintenant».

Le peuple aspirait légitimement et ardemment à la paix, Lénine la leur apportait. Une paix version bolchevik qui, en fin de compte, fit entre dix et vingt fois plus de morts que la guerre «proprement» dite, mais ça c’est une autre histoire. On a tout de même fini par savoir qu’épuisé par une guerre menée sur deux fronts, le Kaiser, soutenu par son état-major, trouvait astucieux de mettre à son service un Lénine planqué en Suisse d’où il dirigeait le groupusculaire parti Bolchevik, lui affréta un train spécial qui lui fit traverser toute l’Allemagne sous sa protection et l’aida à renverser le pouvoir russe qui résistait tant bien que mal aux offensives allemandes. Cette prise du pouvoir par un putsch qualifié de Révolution devait permettre à l’Allemagne de transférer ses troupes du front russe au front de l’Ouest péniblement tenu par les alliés français, belges et britanniques et assurer la victoire allemande. Bien entendu le bolchevisme qui aux yeux des militants de base et des sympathisants qualifiés «d’idiots utiles» par Lénine même, était censé libérer la classe ouvrière des chaînes de l’exploitation bourgeoise et de distribuer les terres aux paysans sans terre. La réalité sur le terrain fut toute autre, au point que Lénine puis son successeur Joseph Staline avaient plus d’adeptes et de sympathisants dans les démocraties «bourgeoises» qu’à l’intérieur de l’Union des Républiques Socialistes Soviétiques «patrie du Prolétariat». Or, cette imposture bolchevik pollue encore de nos jours nos «élites» intellectuelles et notre politiquement correct.

Plus près de nous, la France saignée à blanc et horrifiée par les hécatombes de la guerre de 1914-18, si puissamment relatées dans «Le Feu» d’ Henri Barbusse, «Les Croix de Bois» de Roland Dorgelès ou «à l’Ouest rien de nouveau» d’Éric Maria Remarque entre autres, succombait aux sirènes du pacifisme dont l’un des champions, Marcel Déat que j’ai déjà eu l’occasion d’évoquer dans Liberty Vox, frondeur du genre José Bové, moustache gauloise en moins, dirigeait le quotidien «L’œuvre». Le Front populaire lui offrit un cadre idéal pour professer son pacifisme et son opposition au réarmement pourtant nécessaires face au péril nazi qu’il minimisait. Toujours dirigé par le même Marcel Déat, L’ŒUVRE devint, dès le premier jour de l’occupation nazie en 1940, l’organe de la collaboration politique, économique et militaire avec l’Allemagne nazie. Le même Marcel Déat, le pacifiste qui dissuadait les Français de mourir pour Dantzig, patronnait la LVF (Légion des Volontaires Français) qui, sous l’uniforme allemand, partait combattre le judéo bolchevisme sur le front russe. Il s’énervait contre le gouvernement de Vichy, à ses yeux trop réticent à s’engager en tant qu’allié militaire aux côtés du Reich. Il fallut attendre la défaite nazie pour découvrir dans les archives du Troisième Reich les feuilles d’émargement des «gratifications» qui, avant la guerre, alimentaient, parmi d’autres, le pacifisme de Marcel Déat.

Alors pour quels Kaisers, pour quels Führers, pour quels émirs et ayatollah, pour quels commanditaires roulent-ils ces généreux faucheurs, ces alter-mondialistes compatissants à géométrie variable, ces écolos anti-OGM, ces anti-nucléaires, ces grinepisseux «désintéressés» ? «Par générosité, par idéalisme» répondent en chœur leurs idiots utiles. L’avenir ne manquera pas de leur apporter un démenti.

Feu l’Etat providence


Le modèle suédois inspire le programme du PS au moment même où l’état suédois, sa copie, se désengage. Le gouvernement de ce pays est amené à vendre quelques unes de ses plus prestigieuses entreprises nationalisées pour combler l’abyssal déficit provoqué par une générosité sans discernement, pour se dégager d’un système menant à la faillite. C’est ainsi que le gouvernement suédois se rend compte qu’il n’appartient pas à l’état de s’établir fabricant de vodka, fût-il Absolut. Cela n’empêchera pas les Suédois de se bourrer d’alcool le samedi soir. Ce qui n’empêchera pas non plus le PS, de se reconnaître dans un «modèle suédois» que la Suède est en train de répudier. Excellente illustration du caractère progressiste du PS.

L’Etat providence n’est viable que lorsqu’il repose sur une solidarité réversible entre tous les citoyens et sur leur sens des responsabilités. C’est une sorte d’assurance mutuelle dans laquelle chaque cotisant d’aujourd’hui pourrait en devenir le bénéficiaire de demain. C’est ce que chacun d’entre nous expérimente en payant sa prime d’assurance incendie et d’autres aléas de la vie. De ce côté-là, il n’y a pas de solution miracle. L’état, qui joue le rôle d’assureur, doit trouver un juste équilibre entre les recettes, sous forme de prime ou de cotisation, versées par l’ensemble des assurés et le montant des sinistres à régler ; un «rapport S.P» ou sinistres /prime dans le jargon des assureurs. Encore faut-il que le montant des cotisations, des primes d’assurance, reste supportable. Le «modèle suédois» fonctionnait bien tant que régnait l’esprit mutualiste dans lequel nul ne cherche à abuser du système; il ne fonctionne plus depuis que le nombre d’ayants droit ne cesse de s’accroître tandis que le nombre d’actifs cotisants diminue dans les mêmes proportions. L’Etat providence doit alors choisir entre deux solutions pour maintenir le système tel quel : surcharger les actifs cotisants ou, pour éviter une rébellion de leur part, boucher le déficit du système en s’endettant. Cette dernière solution ne serait valable que dans le cas d’un déficit conjoncturel. Or, ce déficit solidement installé ne fait que s’aggraver d’année en année. Un gouvernement responsable ne peut donc que sortir de ce système d’assistanat universel sans pour autant se désintéresser de ceux qui sont réellement dans le besoin. Les pays scandinaves, mais aussi l’Allemagne, l’ont compris et l’ont fait admettre chez eux. Mais la France, qui n’a plus depuis belle lurette d’hommes d’état, plie devant le dernier coup de gueule d’un braillard groupusculaire. Il y a peu de chances de voir les démagogues qui aspirent au pouvoir proposer le moindre changement réel en profondeur dans ce système ubuesque.

Chômage et RMI

Voici deux exemples de l’absurdité de notre système. Or, point n’est besoin de subventionner la création de nouveaux emplois, ni de faire appel à une immigration massive ou «choisie» alors que nous sommes incapables de gérer l’immigration déjà en place. Cent un métiers de France cherchent à recruter 1 223 256 employés, ce qui est faisable moyennant une aide à la formation professionnelle préalable pour ceux qui ne sont pas qualifiés. Or 46% soit 562 580 manquent à l’appel alors que ces offres d’emploi sont de nature à réduire considérablement le nombre de chômeurs. Allocations de chômage ou de RMI seraient-elles plus séduisantes ? Voudrait-on nous faire croire que dans leur immense majorité, les chômeurs et des érémistes sont des impotents et que leur nombre est donc incompressible?

Images «Floutées», écoliers floués par les dhimmis

Au tableau d’honneur des dhimmis, avant-garde de la Collaboration, figure l’éditeur Belin qui a jugé politiquement correct de «flouer» (d’autres disent «flouter») le visage de Mahomet, présenté par une célèbre miniature, œuvre d’un artiste musulman du XIIIème siècle conservée à la bibliothèque d’Edimbourg, dont la reproduction illustre un manuel d’histoire–géographie à l’usage des classes de cinquième. C’est semble-t-il Jocelyn Bézecourt, animateur du site
www.atheisme.org, repris par quelques journaux, qui nous l’apprend.

Pour sa défense, l’éditeur observe que les manuels d’histoire géo sont très exposés à la controverse et qu’à chaque publication de ces manuels, au moins un tiers des lecteurs sont en désaccord avec le contenu. Soit, mais un livre d’Histoire et de Géo n’a pas pour mission de se plier aux supposés interdits de telle ou telle religion, ni de propager une hagiographie. Certains manuels scolaires reproduisent bien la fresque de Léonard de Vinci présentant Dieu donnant vie à Adam, sans craindre de choquer les Juifs pratiquants alors que le Décalogue interdit de représenter Dieu par une image ; je ne sache pas qu’un fondamentaliste juif ait attenté à la vie de l’éditeur ni même marqué sa désapprobation. Et si l’Episcopat a déploré la publication de Da Vinci Code qui heurte la foi chrétienne, nul n’a songé à le faire interdire. Quant au contenu antisémite de quelques écrits de Théophile Gauthier invoqué par l’édition Belin, observons qu’en en trouve aussi chez la plupart des auteurs classiques, chez Voltaire et chez presque tous les auteurs du 19ème siècle, sans parler du 20ème; cela faisait partie du mode de pensée «normal» de la «bonne société» jusqu’à l’époque nazie et cela reste encore «normal» chez la plupart des auteurs musulmans de langue arabe ou persane.

À cette aune, il faudrait censurer la majeure partie de notre littérature. Or, plutôt que de censurer l’Avare de Molière ou les œuvres de Voltaire, ou ailleurs le Marchand de Venise de Shakespeare, rappelons que dans un régime démocratique et laïque, l’objectif de l’enseignement n’est pas d’interdire ni de censurer ou «flouer» mais avant tout de développer le sens du discernement et l’esprit critique des écoliers.

Nul n’est tenu de prendre ces livres, y compris les évangiles, pour «parole d’Evangile». Pour ce qui est des images «flouées», l’Islam, que je sache, ne réserve pas l’interdiction d’image à son seul prophète mais aussi à toute figure humaine, ce qui a contraint la plupart de ses artistes à se limiter aux formes géométriques et à la calligraphie. Alors, que les écoles d’Egypte, du Maroc ou d’Arabie saoudite cachent le visage de leur prophète, c’est leur affaire. Mais la République française est-elle déjà soumise aux fatwas et interdits d’une forme arriérée de l’Islam dont nombre de Musulmans tentent de se libérer ? Or, sachant qu’un manuel scolaire ne fait jamais l’unanimité, l’éditeur avait à choisir entre la dignité, c'est-à-dire imposer en France et faire respecter la culture et les usages français, et l’indignité d’une capitulation; il semblerait même que l’éditeur ait cédé non pas tant à des pressions des mosquées mais aux objections d’une poignée d’enseignants, zélés agents conscients ou non de l’islamisation de la France. Ce choix est celui des couards, des moches, des serviles qui devancent les exigences éventuelles de celui qu’ils croient le plus fort du moment. Dans ma jeunesse, on appelait ça des Collabos. Aujourd’hui, ils se désignent comme des «respectueux». Comme la «P. respectueuse» à coup sûr.

On est parfois étonné de la fulgurante expansion de l’Islam fruste et barbare d’Arabie, souvent sans même livrer bataille, dans des pays d’antique civilisation tels que l’Egypte, la Perse, la Mésopotamie, la Syrie. À croire que la classe dirigeante et intellectuelle de ces pays était de la même trempe que les individus des éditions Belin. Avec cette même mentalité, l’Europe est déjà pourrie à la base.

L’Europe invertébrée
 
Ceux à qui il arrive de douter de la pertinence de leur «Non» au projet de constitution de l’Europe, le comportement flasque de l’UE face à la candidature turque vient les conforter. Je ne nourris aucune prévention contre la Turquie si ce n’est le négationnisme de sa classe dirigeante à propos de son génocide arménien. Elle est ce qu’elle est : proche de l’Europe par sa géographie, mais fort éloignée par son nationalisme exacerbé, par la frustration d’ancien empire déchu, mais surtout par son imprégnation culturelle islamiste péniblement contenue par le seul bastion de sa laïcité : son armée.

En imposant à celle-ci les règles Communautaires qui imposent à l’armée de se tenir à l’écart du jeu politique, l’Union Européenne a favorisé le triomphe des islamistes «démocratiquement» portés au pouvoir. À croire que nos eurocrates, auxquels nous avons déjà transféré une grande partie de notre souveraineté reposant sur le suffrage universel, ont fait leurs classes chez Gribouille. La démocratie occidentale n’étant pas exportable, cela seul suffirait à confirmer que la Turquie est étrangère à l’Europe. Et, alors que l’occupation d’une partie de Chypre, état membre de l’U.E, et le refus par la Turquie de reconnaître cet Etat devrait être un cas rédhibitoire mettant fin au processus d’admission dans l’U.E, nos eurocrates, à l’unanimité de ses représentants, donc celui de la France inclus en dépit du Non, reprennent les négociations avec ce pays. On a beau nous rétorquer qu’il n’est question que d’un seul chapitre, celui de la politique industrielle, et que l’interdiction ne vise que la clôture mais nullement d’ouvrir, ce n’est pas moins un pas de plus en direction de la pleine adhésion. Nos eurocrates ne voient pas l’Europe autrement qu’en marché élargi, méprisant tout ce qui fait sa personnalité, sa culture et ses aspirations. Aussi prétendent-ils en quelque sorte que ce découpage en tranches ne nous oblige pas d’avaler tout le saucisson turc puisqu’il en subsistera la ficelle, sans doute réservée à Chypre. Lentement mais sûrement, c’est l’Europe mollassonne qui se plie à l’arrogance d’Ankara, capitale d’une Asie Mineure dont une petite tête de pont est en Europe, celle des Lumières, de la liberté et du respect de l’individu, homme ou femme, mais dont le cœur penche vers La Mecque.

Rule Britannia over the seas !


Cet hymne a certainement été composé avant la pantalonnade des quinze marins british qui n’ont opposé aucune résistance à leur capture hors des eaux territoriales iraniennes par une poignée de matelots d’Ahmadinejad et qui ont été relâches après on ne sait quelles humiliantes tractations. Et les marins de sa Gracieuse Majesté enfin restitués sont fêtés comme des héros. Dans le concours pour le titre de maillons le plus faible de l’Europe invertébrée, la Grande Bretagne de Tony Blair vient de ravir le titre à l’Espagne de Zapatero qui s’est illustrée en se déculottant aussitôt après l’attentat terroriste de Madrid. L’orgueilleuse Albion n’a plus de Churchill dans son arsenal. La France, pour sa part, a déjà beaucoup donné au chantage et racket arabe, elle est donc tranquille. Pour le moment du moins. Mais tout ça augure mal de l’avenir de l’Europe. Une Europe ne se construit pas que sur des traités, conventions, une constitution et des réglementations, mais sur une farouche volonté d’être. Or, on ne construit rien avec la veulerie pour seul moyen ?

La fatwa du Machin !
 
Dans une récente résolution «musulmane» votée par une majorité composée des pays musulmans siégeant à l’ONU, auxquels s’ajoutent le Mexique et, sans surprise, la Russie, Cuba et la Chine (pays exemplaire qui fascine tant Ségolène pour la célérité de sa justice), pour une fois, la France a voté contre. Serait-ce là l’amorce d’une politique de rupture ? De ce côté-là, elle serait bien tardive. Toujours est-il que cette «résolution», sorte de «Bekanntmachung» des «affiches rouges» des années 40, interdit désormais de critiquer l’Islam et de tenir des propos jugés désobligeants associant l’islam à l’oppression, à la violence, au terrorisme. Et comme pour mettre les points sur les i, cette résolution ne s’applique même pas à toutes les religions mais exclusivement à l’Islam. Défoulez-vous donc sur le Christianisme, le Judaïsme, l’Hindouisme, le Bouddhisme ou l’athéisme, ce n’est pas «streng verboten». Charlie Hebdo l’a échappé de justesse : à quelques jours près, la justice française, se pliant à la résolution de l’ONU, l’aurait condamné et, au point où nous en sommes, aurait livré Philippe Val, son rédacteur en chef, aux talibans ou aux wahhabites pour se faire décapiter sous le regard de centaines de millions de téléspectateurs.

L’Europe de « notre chance »


La liste des policiers victimes du terrorisme des innombrables hordes barbares issues de la «chance de la France» ne cesse de croître et de s’amplifier. C’est ainsi qu’une bande de «jeunes», rendus audacieux par l’impunité de fait dont ils bénéficient, pénètrent armés dans un hôpital, neutralisent un policier de faction et «libèrent» un voleur de cyclomoteur blessé dans une course poursuite. De «bousculades» meurtrières dans une attraction foraine aux émeutes provoquées par le moindre contrôle d’identité ou de titre de transport, la police, qui manque tragiquement de ce soutien de l’opinion dont bénéficient les fraudeurs, resquilleurs et voleurs, en viendra à baisser les bras et à laisser faire. À quoi bon en effet risquer son intégrité physique ou sa vie qui vaut bien plus qu’un modeste salaire ? On n’a jamais vu un policier faire fortune, mais du moins est-il en droit d’être respecté et considéré. Comme le souligne une lettre adressée par un lecteur d’un quotidien, ces passagers lâchement passifs lorsque les voyous s’en prennent à une passagère, ne retrouvent leur «civisme» que pour prendre fait et cause d’un fraudeur contrôlé. On peut dire que l’Europe est vraiment démocratique puisque la pourriture au sommet est bien l’expression de la pourriture de la base.

André Dufour pour LibertyVox
par Ofek publié dans : Coup de gueule !
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